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Selles. 391
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différentes et coupées de plufieurs dialogues qui ont fini après huit heures par une annonce faite par ledit Pafquin qu'ils joueroient demain la pièce des Chinois. Dont et de ce que deffus avons donné acte auxdits plaignans et dreffé le préfent procès-verbal.
Et Ie lendemain mercredi, 16e février audit an 1707, dix heures du matin, font comparus lefdits Dufey et Poiffon, lefquels, ayant pris communication du procès-verbal par nous fait et dreffé le jour d'hier en la loge dudit Selles, ils nous ont dit que la contravention eft bien prononcée. Pourquoi ils nous requièrent qu'il en foit par nous référé à M. le Lieutenant général de police pour être par lui ftatué ce qu'il appartiendra.
Signé : Poisson; Villot-Dufey.
En conféquence duquel réquifitoire nous étant, avec lefdits fieurs Poiffon et Dufey, tranfporté en l'hôtel et par-devant M. le Lieutenant général de police auquel ayant fait rapport des dire, réquifition et procès-verbal ci-deffus, M. le Lieutenant général de police a ordonné que ledit Selles fera affigné à vendredi prochain en Ia chambre de police pour répondre fur Ie Fontenu au préfent procès-verbal et la préfente ordonnance exécutée nonobftant oppo-fitions ou appellations quelconques fans préjudice de l'appel.
Signé : De Voyer d'Argenson.
(Archîves des Comm , n° -4-7-)
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II
L'an 1708, le premier jour dc mars, quatre heures dc relevée, cn l'hôtel de nous Simon-Mathurin Nicollet, etc., font comparus fieurs Pierre-Louis Villot, fieur Dufey, et Marc-Antoine Legrand, comédiens du Roi, tant pour eux que pour les autres comédiens du Roi, leurs confrères, qui nous ont dit que, par brevet à eux accordé par Sa Majefté, arrêts et règlemens de police, ils font établis et ont feuls le droit de faire des repréfentations des tragédies, comédies et pièces de théâtre en cette ville de Paris ; cependant plufieurs particuliers fe font introduits et s'introduifent depuis un tems fous différens prétextes de danfes de corde, jeux de marionnettes et autres femblables qUe leur permet M. le Lieutenant général de police, de repréfenter des comédies et pièces de théâtre de la même manière que peuvent faire lefdits fieurs comparans, ce qui eft tout à fait contraire aux intentions du Roi et directement contre leur établiffement et leur caufe un dommage confidérable. Lefdits comédiens du Roi fe font pourvus par-devant M. le Lieutenant général de police-qui, par plufieurs fentences confirmées par arrêts du Parlement, a fait défenfe auxdits particuliers de repréfenter des comédies. Cependant, au mépris de ces fentences et arrêts, ils continuent journellement leurs repréfenta-
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